Améliorations des techniques de gestion de la culture de l'avocat au Pérou
Nous avons récemment participé à une conférence technique organisée par une entreprise prestigieuse spécialisée dans les produits innovants pour le développement racinaire. Cet événement a réuni, à mon avis, les cinq meilleurs experts mondiaux de l'avocat.
Nous avions pour mission d'examiner les perspectives de la culture pour les années à venir, en réaffirmant notre position, exposée dans un article précédent, selon laquelle nous croyons « repartir à zéro avec des transplantations dans de nouvelles parcelles ». Fait intéressant, les cinq intervenants techniques ont convenu de la nécessité de revenir aux fondamentaux concernant l'utilisation des engrais et autres produits favorisant le développement des cultures. Durant certaines années fastes, nous avons, à mon avis, surutilisé de nombreux stimulants qui n'ont pas donné les résultats escomptés et n'ont fait qu'augmenter les coûts par hectare. Après ces deux ou trois dernières années, marquées par la chute des prix et le resserrement des marges, nous avons dû revenir aux fondamentaux, obtenant des résultats exceptionnels au Pérou, avec des rendements approchant les 30 tonnes par hectare dans certains cas.
Nous sommes convaincus qu'avec les systèmes de mesure actuels de la température, de l'humidité, du rayonnement et d'autres facteurs plus sophistiqués, nous pouvons identifier et prévenir le stress hydrique des plantes, ce qui nous permet de l'anticiper et de mieux le combattre. Nos cultures peuvent ainsi atteindre leur plein potentiel de production. Augmenter la production de 20 tonnes par hectare à 30 tonnes par hectare sur une même parcelle équivaut à cultiver 50 % de surface supplémentaire. C'est pourquoi nous recommandons d'améliorer en priorité les systèmes de culture, depuis l'irrigation et la fertilisation jusqu'à la qualité de l'eau, notamment par osmose inverse.
L'un de nos collaborateurs a attiré notre attention sur le fait que l'utilisation de l'osmose inverse pour la culture de myrtilles en conteneurs a ouvert une nouvelle étape dans l'agriculture péruvienne, car elle assure une qualité d'eau optimale et aide les plantes à devenir plus productives, même avec une eau dont la conductivité électrique n'est pas très élevée.
Alors, mettons-nous au travail pour optimiser nos champs !
Alfredo Lira Chirif, Pérou alfredo@agroleal.pro