SAFTA célèbre sa première année de promotion de l'équité dans le commerce des fruits
L’Association sud-américaine et africaine du commerce des fruits a progressé dans sa mission de protection des exportateurs et de garantie de prix équitables, même si elle rencontre encore des difficultés en matière de communication et d’adoption du système.
Un an après sa création, l'Association du commerce des fruits d'Amérique du Sud et d'Afrique (SAFTA) a progressé vers son objectif de réduire le déficit commercial des exportateurs d'Amérique du Sud, d'Afrique et d'Asie. Michiel et Jeroen Den Haerynck, les fondateurs de l'initiative, soulignent que leur principal défi demeure l'évolution des mentalités des exportateurs et des acheteurs sur un marché où les prix élevés à court terme sont souvent privilégiés au détriment des coûts cachés. « Nous voulons garantir des marges minimales et éviter que les exportateurs ne subissent de plein fouet les conséquences des défaillances de la chaîne d'approvisionnement », précise Jeroen.
L'un des piliers de la SAFTA est le concept de commerce équitable, qui garantit le partage des bénéfices avec les exportateurs et la minimisation de leurs risques. « Si le marché se contracte, nous veillons à ce que le producteur perçoive sa marge garantie », explique Jeroen. Il souligne toutefois l'importance de la qualité des produits comme facteur clé de la réussite du modèle. Si les exportateurs africains ont adopté le système avec enthousiasme, en Amérique du Sud, le modèle traditionnel reste prédominant, ce qui constitue un obstacle supplémentaire à l'expansion de l'association.
Pour 2025, SAFTA entend consolider sa présence et poursuivre son travail de sensibilisation des exportateurs à l'importance d'une tarification durable et d'accords équitables. Sa stratégie prévoit notamment le renforcement de ses partenariats avec les producteurs et les entreprises européennes, ainsi que l'expansion de son réseau de consultants dans des pays clés comme le Kenya, la Tanzanie, la Colombie et le Pérou. « Nous ne sommes pas les plus importants, et nous n'avons pas besoin de l'être, mais nous pouvons avoir un impact réel. Nous voulons que les consommateurs connaissent l'histoire de l'avocat ou de la mangue qu'ils achètent au supermarché », conclut Jeroen.
Source : freshplaza.es